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• Simplement Louise •

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Laught, Love and Repeat !


Anecdotes personnelles, ressentis bien réels.

Publié par simplementlouise sur 10 Août 2017, 14:13pm

Catégories : #Paroles en vrac

Anecdotes personnelles, ressentis bien réels.

Aujourd'hui, j'étais à l'hopital. Je ne sais pas si c'est cause de mon opération (tumeur benine) et donc de mon long séjour que j'y ai passé l'année dernière mais j'ai de plus en plus du mal a m'y rendre. Meme pour des foutus éxamens.

Mon problème ? j'ai mal a la place des autres. Mon coeur ressens les douleurs morales de la personne soufrante et de son entourage. Je les comprend. Tous ou à peu prés. 

 

I.) Charles

Sur ma droite, une femme et son enfant venaient de s'assoir

"-Charles, calme toi, aprés que tu sois passé dans la fusée, on remonte, promis.

-Mamaaaan, dit il en pleurant, je veux aller là hauuut.."

Elle le prit sur ses genoux, lui expliqua que la fusée va avancer dans quelques minutes et qu' il faut être patient. Une femme, de l'autre coté de la pièce, demanda, en direction de la mère:

-"Mais quel age as t-il ?

-Il a 4 ans."

Charles n'avais plus de cheveux.

-> Mon ressenti:

Avoir un cancer, je sais ce que c'est. C'est de longues heures passées dans un lit d'hopital. C'est des kilomètres dans ces couloirs blancs avec une barre de fer reliée à ton bras.  C'est un courage abominable pour ne pas tout lacher, pour ne pas fondre en larme et ne pas pouvoir se relever. C'est des examens longs et fatiguants a passer toute la journée. A 4 ans, peut on supporter tout cas ? Charles en est la preuve que oui. Et ses parents ? Voir son enfant entre la vie et la mort, condamné à être enfermé dans ce grand batiment à longueur de journée, est ce supportable ? Je n'en suis pas sure.

 

II) Comme un oiseau en cage.

Deux heures déjà que j'attendais. Papa s'étais endormi. Il avait fermé les yeux sur ce monde de souffrance qui nous entourait, ce lieu ou la vie flotte au dessus des têtes sans jamais savoir où vraiment se poser. 

La mort, elle, se faisait ressentir à tout instant. Etais elle dissimulée sous le visage inquiet de tous ces hommes en blancs? Ou sous ces hommes en bleus qui courent dans les couloirs en recherche de patients ? 

Des bruits se firent entendre au bout du couloir. Mon pere ouvrit un oeil. Les hommes présents là n'étaient ni en blanc, ni en bleu, ni en vert. Ils étaient en noir, et couraient. Il poussaient une boite en verre. Au dessus de celle ci, une machine battait un rythme régulier Derriere eux, une femme suivait. Son maquillage avait coulé comme deux cascades sur ses deux joues. Des cascades noires ayant rougis ses yeux, ayant mouillé entierement sa figure. Dans sa main gauche, elle tenait son portable. Certainement pour appeler son mari ou ses proches. Dans sa main droite pendaient sa paire de talons aiguilles. 

Quelques minutes plus tard, la boite et ses poursuivants ressortirent de la salle de cardiologie intensive. Toujours en courant, cette fois, les hommes criaient :

" -Urgence Vitale, degagez le couloir !"

La seule personne qui étais restéedans le couloir étais la mère. Elle suivit son bébé des yeux, qui avait les siens clos dans sa boite transparente. 

 

->Mon ressenti:

Lire est une chose facile. On lit les émotions, mais on ne les vit pas. Moi, j'ai vu ce nourisson me passer devant les yeux, à moins de deux mêtres. J'ai entendu son rythme cardiaque qui resonnait dans le couloir, sous les cris des pompiers. J'ai vu les infirmiers s'agiter, sortant les autres lits qui attendaient là. Et j'ai compris la femme qui se retenait de hurler. Hurler de colère envers cet hopital si grand où l'on est obligé de courir pour sauver son enfant. Hurler de peur que son enfant ne soit ainsi pas sauvé, et que les medecins aient alors "une mauvaise nouvelle à lui anoncer". 

   

III) Derniere image

On m'avait allongé sur le matelas de l'IRM. Trois minutes que j'y étais et j'avais déjà mal au dos. Le jeune homme changea le liquide de ma perfusion. Il me recouvrit d'une couverture froide pour me rechauffer de cette climatisation glacée. La porte étais entrebaillée, et la seule chose que je pouvais voir étais une grand mére ayant un casque en fer sur la tete, s'enfoncant dans son crane. Au moment où l'infirmier commenca à me pousser dans la machine, la grande mère bougea. Elle attrapa son infusion qui étais planté dans son bras. Et, en coup sec, elle l'arracha. Le sang gicla, la porte se ferma. 

-> Mon ressenti: 

L'attente. Depuis ce matin elle étais là, assise sur sa chaise, comme oublié dans le coin de la salle. Pour un hopital il faut de la patience. je crois qu'elle n'en avait plus.

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